Les Rebelles de la capitale

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Chapitre 1

La journée pluvieuse qui s'était installée chez moi en cette journée d'octobre nous mettait tout simplement mal à l'aise. Angoissée, j'avais un peu de difficulté à respirer. Je cherchais précieusement mon air, essayant d'éviter de m'asphyxier. S'il fallait que tout vire mal...
- Et voilà! Trente points! s'est écrié Johnny.
Voilà, j'avais encore perdu la partie de cartes que nous avons entrepris de jouer. Encore une semaine de plus à faire la vaisselle... Youpi! Découragée, j'ai laissé tomber mes cartes à jouer sur la table en soupirant.
- Je suis certaine que tu triches! me suis-je exclamée comme une enfant de six ans. Tu ne peux tout simplement pas gagner neuf fois de suite!
Johnny s'est penché vers moi, se grattant son semblant de barbe, puisque mon frère n'en avait pas réellement... Il n'avait que treize ans.
- Je suis bon, tu veux que je te dise quoi?
J'ai lâché un grand «Oh!» en laissant ma main venir sur son bras pour le pousser.
- Comme tu es détestable! me suis-je écriée.
- Merci, ça fait toujours plaisir, soeurette.
Je le contempla d'un regard noir. Ou du moins, d'un regard noir pas très sérieux. Jamais je ne ferais du mal à Johnny, ma mère me tuerait automatiquement, elle me déteste assez comme ça... Par contre, mon père rirait en le voyant.
- Alors, qui fera la vaiselle cette semaine? a dit mon père en entrant dans la pièce.
- Émilie, a marmonné Johnny en riant.
Mon père me contempla. D'après moi, il venait de se réveiller, ses traits étaient tirés et la fatigue se lisait dans ses yeux. Toutefois, il semblait plutôt allumé et "prêt à bondir" si vous me permettez l'expression, pour quelqu'un venant de se réveilleur.
- Bravo fiston! Si tu continues à gagner comme ça, nous t'inscrirons dans un cahmpionnat!
Johnny bomba le torse et afficha un sourire se voulant triomphant. Moi, je devint toute rouge.
- Johnny, je ne sais pas si c'est normal, mais ta tête est extrêmement grosse... Aurait-elle enflée par hasard?
Ce fit au tour de Johnny de rougir et à moi de lâcher un sourir triomphant. Bon, il se la fermerait pendant au moins deux minutes, il essaiera de digérer mes paroles... Mais il va faire une indigestion, d'après moi.
La porte s'ouvrit et Kurt y entra. Mon père souria et s'avança vers lui immédiatement.
- Bonjour Kurt! Comment vas-tu aujourd'hui? lui demanda mon père.
Kurt était un client régulier. Mon père étant un armurier de profession, il se liait parfois d'amitié avec les chevaliers venant comme clients. Kurt était un chevalier anglais, ayant déménagé ici il y a trois ans. Il était venu dans le cadre d'une mission spéciale, mais a décidé de rester à White Ground pendant sa mission. Il faut dire que la beauté ancestrale suisse lui a plu. Surtout la neige épaisse en hiver qui tombait. La ville doit son nom a toute cette neige, car le sol devenait blanc, et elle a été appelée White Ground.
Kurt ne parla pas, il fixa plutôt mon père sérieusement. Quelque chose venait d'arriver. Tellement que Kurt perdit toute la jeunesse de son visage de garçon d'une trentaine d'année pour ressembler à un vieil homme de quarante ans.
- Kurt, qu'est-ce qui ne va pas? s'est empréssé de dire Johnny en se levant.
Kurt me fixa, puis regarda Johnny. Quand son regard était braqué sur moi, je ressentais la panique et la peur qu'il ressentait.
Il entonna clairement de son accent britannique une phrase. Une seule, mais qui fut dévastatrice dans la maison.
- Les Rebelles sont arriver à Under Way, une petite ville à une trentaine de kilomètres d'ici et ils veulent acquérir toute la Suisse.
Les Rebelles arriveraient donc bientôt. La ville sera détruite et nous mourrons.
- Père, où est la réserve d'argent? Allons la dépenser tout de suite avant de mourir, a dit Johnny, très sérieusement.
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Mis à jour ( Mardi, 26 Juin 2012 15:41 )  
Auteur de cet article : Raphaël